[Test/Avis] Rocket League, des voitures, du foot et du tuning.

J’ai mis pas mal de temps à me procurer Rocket League et ce pour une simple raison; J’ai eu peur d’y retrouver le syndrome Titanfall, à savoir la méga hype autour du jeu et la désertification quasi totale de son mode multijoueur (Seul mode existant par ailleurs) au bout d’un mois. Bon, deux mois après sa sortie, j’ai du me rendre à l’évidence : Les serveurs n’allaient pas se désemplir de si tôt. Si je devais comparer Titanfall et Rocket League et essayer de comprendre pourquoi un de ces deux jeux exclusivement multijoueur a fonctionné et pas l’autre, la réponse me paraît assez évidente. De un : Rocket League fut proposé gratuitement sur PS4 avec l’abonnement PS+ à sa sortie. Un jeu multijoueur qui se prétend fun à jouer entre amis et gratuit dès sa sortie, forcément ça aide à se lancer. Secundo : le cross-play PS4/PC permet donc aux joueurs PS4 ET PC de joueur sur les mêmes serveurs, additionnant ainsi la base de joueurs des deux plateformes au lieu de les diviser. Ces deux raisons sont à mon humble avis les deux points majeurs qui font que Rocket League disposera toujours d’une base solide de joueurs et ce même un an après sa sortie.

Je vais volontairement ne pas parler de la dimension compétitive du titre tout simplement parce qu’elle ne m’intéresse pas, que le jeu ne me paraît pas taillé pour et que depuis ma dernière expérience avec un jeu fortement compétitif, je préfère me tenir écarté de tout ce qui a trait à ce genre de choses sur les jeux vidéo pendant un certain temps.

 

Rocket League

 

Du coup, Rocket League, pour la personne qui a hiberné ces trois derniers mois est un jeu exclusivement multijoueurs de football dans lequel on incarne des VOITURES. Après un court didacticiel, on apprend donc à utiliser son boost et ses suspensions de l’espace permettant après un certain temps d’adaptation de tirer profit de n’importe quelle situation.  On retrouve donc les commandes classiques d’une voiture qui est donc équipée en plus d’un réservoir de boost et d’une capacité de double saut. Ces deux fonctionnalités couplées permettent notamment de se déplacer plus ou moins précisément dans les airs. On va pas se mentir, les premières heures de jeu se révèlent assez chaotiques et on tirera très peu de bonnes choses des fonctionnalités de déplacement intéressantes du jeu. Les tirs aériens et les dégagements demandent un timing assez précis qui met une bonne demi-douzaine d’heure de jeu pour se faire apprécier.

En dehors des fonctionnalités de déplacement, le jeu prend place dans une arène comparable à un terrain de foot à la différence que celle-ci est fermée. Des bords arrondis font la liaison entre les murs encadrant le terrain de jeu et un toit couvrant la zone de jeu. A propos de ces murs, sachez que les voitures peuvent rouler, sauter et se booster dessus, étendant ainsi le panel d’actions plus ou moins spectaculaires à réaliser.

Concernant les modes de jeu, on n’en compte que deux mais divisés en plusieurs formats. Comme on peut le penser, le but de Rocket League est de marquer plus de buts que l’adversaire dans les 5 minutes réglementaires. En cas d’égalité, on passe aux prolongations et le premier but marqué durant cette période scellera l’issue du match. On ne s’en rend pas forcément compte sans y avoir joué mais un match n’est jamais vraiment fini tant que le compteur tombe à zéro… Encore que, si la balle ne touche pas le sol après la fin de la période réglementaire, le match se poursuit donnant ainsi lieu à des batailles aériennes endiablées pour égaliser, s’offrir le point de la victoire ou tout simplement forcer la balle à terre et mettre fin à la joute mécanique.

Les deux modes de jeu sont donc « Occasionnel » et « Classé ». Le mode de jeu occasionnel permet de se livrer à des matchs « sans importance » dans lequel les joueurs ont la possibilité de quitter le match en cours de route et de faire ce que bon leur semble. A l’inverse, le mode « Classé » octroie des points aux gagnants et en retire aux perdants, résultant ainsi d’une sorte de classement ELO divisé en 9 ligues plus une exclusive aux 100 meilleurs joueurs. Parmi ces modes de jeu, les joueurs peuvent s’affronter suivant différents formats, à savoir le 1 contre 1, 2 contre 2, 3 contre 3 et 4 contre 4. Ce dernier format étant uniquement disponible en « Occasionnel », le format standard et le plus souvent joué est le 3 contre 3. Assez riche en terme de possibilités, il permet au joueur le plus prêt de ses cages de parer à tout contre chanceux de la part de ses adversaires tandis que les deux joueurs restants pourront attaquer de manière organisée. Concernant les autres formats, ils peuvent réellement s’avérer frustrant tant on peut se sentir impuissant face à certaines situations. Pour ma part, je privilégie le « Classé » 3 contre 3 autant que possible, que ça soit tout seul ou avec des amis. De cette manière, je suis quasiment sûr qu’un des joueurs d’en face ne quittera pas le match en cours de route (L’abandon d’un joueur entraîne 15 minutes de gel de compte). Bien sûr, il y a la possibilité pour l’équipe de déclarer forfait si la décision est prise unanimement, permettant ainsi de mettre fin à certains massacres.

Concernant l’équilibrage, je vais pas vous mentir, il n’est pas au top. Le fait est qu’il est ultra courant, quand on enchaîne les parties, de retomber sur bon nombre des joueurs que l’on a rencontré une minute auparavant. Alors soit c’est parce que le système de matchmaking rassemble juste toutes les personnes qui recherchent une même partie à un moment M, soit c’est qu’il n’y a au final pas masse de personnes recherchant une partie dans la même ligue au même moment. Ce tout fait qu’on peut croiser un « Expert » plusieurs fois d’affilée, et ces personnes sont juste des machines.

Mais comment faire une critique d’un jeu multijoueur sans parler de la communauté ? On ne va pas se mentir, j’y ai retrouvé le genre de personnes que j’étais à mes débuts sur Counter-Strike, à savoir un mec qui prenait beaucoup trop au sérieux le jeu alors qu’il était dans un des classements les plus bas possible. Du coup c’est rigolo, le mec nous insulte, on perd quelques points mais on s’en fiche. Et à côté de ce genre de types, on peut rencontrer des super cools, on dialogue en pleine partie pour se féliciter de certaines actions. A propos de dialogue, celui-ci est facilité par quelques combinaisons de touches à la manette. Ainsi, le pad directionnel est découpé en quatre thèmes disposant chacun de quatre réponses, soit un total de 16 phrases pré-définies et non-modifiables (Un peu dommage mais j’imagine que c’est pour parer à tout comportement déviant.). On retrouve ainsi les phrases bateau « Merci ! » « Joli tir ! » « Belle passe ! » « Wow ! » « Quel arrêt ! » qui sont visibles par tout les joueurs présents dans la partie qu’ils soient dans notre équipe ou non. Néanmoins, quatre de ces phrases sont uniquement destinées aux équipiers et permettent de dire des choses du genre « Je l’ai ! » « Je suis à la défense ! » « Prend le tir ! » « Je centre ! ». Le minimum vital en somme, mais ça évite toujours de l’écrire. Il y a aussi un chat vocal disponible pour tout les joueurs présents mais j’ai croisé très peu de personnes l’utilisant.

 

Contexte : Mes deux coéquipiers ont ragequit. On a décidé de s'amuser un peu du coup.
Contexte : Mes deux coéquipiers ont ragequit. On a décidé de s’amuser un peu du coup.

 

A côté du système de rang se trouve un système de niveau individuel qui s’augmente grâce à un basique système d’XP. Chaque action en match rapporte des points d’expérience qui s’ajoute à l’expérience déjà acquise. On commence au niveau 1 correspondant à l’appellation « Rookie ». Chaque dizaine de niveau correspondant à une nouvelle appellation (Rookie -> Semi-pro -> Pro -> Veteran -> Expert -> Maître). Les premiers niveaux s’enchaînent très vite et ça commence à prendre de plus en plus de temps au fil des heures. Pour ma part, je suis actuellement niveau 21 au bout de 25 heures de jeu.

Avant dernier point que j’aimerais aborder : la maniabilité. Ce n’est qu’après une dizaine d’heures de jeu que l’on commence à exploiter les possibilités de boost et de double-saut de sa voiture. Néanmoins, la courbe de progression semble illimitée tant il est possible de faire une multitude de choses avec sa voiture et les bons équipiers. Je continue encore à chaque match d’être impressionné de la maîtrise de certains joueurs.

Pour finir ce test qui commence à s’allonger, je vais vous parler de l’optimisation du jeu sur PC. Pour ma part, je le fais tourner sur un ordinateur portable en 720p60fps constant. Pour arriver à cette fréquence de rafraîchissement, j’ai quand même du faire d’énormes concessions sur la qualité graphique du jeu vu qu’absolument tout est en « Low ». Concernant ma configuration, je tourne sur un Windows 8.1 64 Bits, 4Gb de Ram, un i5-4200M et une NVidia Geforce GT 740M et ça supporte très bien le jeu. On est d’accord, cette configuration n’est pas du tout optimisée pour jouer mais Rocket League n’est pas excessivement exigeant si l’on est prêt à faire des sacrifices sur la qualité esthétique et que l’on supporte des fréquence de rafraîchissement « basses ».

Edit du 01/11/2015 : Après une mise à jour de ma carte graphique, le jeu est devenu extrêmement fluide même en High Quality 720p. Je joue donc désormais en « Medium » 1080p et j’ai désormais plus de 60fps ce qui rend le tout encore plus fluide sans baisse de fps.

 

Même contexte que le screenshot précédent mais autres joueurs.
Même contexte que le screenshot précédent mais autres joueurs.

 

Dans tout les cas, je prend mon pied sur Rocket League. Que ça soit en solo avec des potes, j’ai soufflé du nez à de multiples reprises et je continue de me faire une petite partie régulièrement. Vais-je continuer à y jouer malgré que ce test est enfin fini ? Probablement, mais pas tout seul en tout cas. En tout cas, pour 20€ et avec les bonnes fréquentations, je ne peux que vous conseiller Rocket League à plusieurs, c’est rigolo, ça permet de faire un break entre certains jeux. Notamment, j’avais l’habitude de jouer à Rocket League entre deux parties de Counter-Strike, c’est court, rigolo, et ça permettait de souffler entre deux matchs de CS qui eux me « demandaient » beaucoup plus de sérieux…

J’ai volontairement zappé l’aspect personnalisation de votre véhicule, mais sachez que pour zéro euros, on a déjà accès à 12 véhicules (Chaque véhicule a les mêmes propriétés, l’apparence et la hitbox est la seule différence) et des tonnes d’effets de personnalisation. Après, on peut en effet acheter de nouveaux véhicules, comme la DeLorean de Back to the future, mais elle n’est ni plus rapide, ni plus puissante et les développeurs ne comptent pas faire du jeu un Pay2Win vu qu’on a déjà déboursé 20€ à l’achat.

 

Sur ce, finissons sur un paragraphe de fin ! Comme vous avez pu le constater, j’ai changé le thème du blog pour « fêter » mon retour après un an de Counter-Strike. J’ai encore deux trois idées pour peaufiner le tout mais vous avez déjà une vue sur le gros de la maquette. N’hésitez donc pas à me donner vos retours sur ce nouvel habillage, sur ce que vous appréciez et ce que vous n’appréciez pas surtout, histoire que j’améliore le tout. Concernant les jeux vidéo, je me tape actuellement avec Super Meat Boy sur Vita que j’apprécie bien plus que sa version PC: beaucoup plus réactif, et plus sympathique à faire en amphi ou dans son lit que devant son écran. Attendez-vous donc à ce que j’en parle asap. Allez, à la prochaine 😀