Home Jeux Independants [Test/Avis] Limbo, ambiance oppressante à souhait.

[Test/Avis] Limbo, ambiance oppressante à souhait.

31 juillet 2012

J’ai récemment fait l’acquisition du jeu Limbo en version disque sur ma chère 360. Je vous avouerai que c’est un jeu qui me faisait de l’oeil depuis pas mal de temps, j’ai donc profité de sa version boîte pour me le procurer à très bas prix sur zavvi (10€ environ). Couplé à Trials HD et Splosion Man, l’affaire fut conclue sans hésitation.

Test Limbo

Test Limbo

Pour faire court, Limbo est un jeu de plateforme qui mêle des énigmes à une ambiance des plus oppressantes dans un style graphiques composé uniquement de niveaux de gris. Et oui, vous avez bien lu, Limbo est bel et bien en noir et blanc. Si cet aspect peut paraître rebutant avant l’achat, je peux vous assurer que celui-ci ne diminue en rien le plaisir de jeu, il a même tendance à l’augmenter en accentuant la sensation d’oppression que vous ressentirez au cours de votre aventure dans cet univers morbide. Dans ce jeu, vous incarnez un petit personnage dont on n’observera que la silhouette en noir et deux points blancs qui feront office de yeux.

Donc, pour parler graphismes, pour un jeu en noir et blanc. La direction artistique a extrêmement soigné son bébé. L’univers est criant de profondeur, regorge d’effets artistiques qui rendent le jeu extrêmement beau. Pour continuer dans cette lancée, ces mêmes graphismes s’accordent parfaitement à l’ambiance sonore de l’aventure. Par ambiance sonore, excluez tout de suite une quelconque musique d’accompagnement durant votre périple. Tout se fait autour des bruitages, certains effrayants, d’autres apaisants. Les pas du petit garçon contre le métal, le bois, ou la terre auront rapidement envahi votre cerveau, ponctués des bruitages significatifs de déclenchement de mécanismes tordus, ou d’autres bruits de pas, annonçant l’approche d’une araignée qui cherchera simplement à vous embrocher au moment où vous vous y attendrez le moins dans un craquement sinistre. A la fois glauque, tordu et morbide, les sursauts seront monnaie courante dans un jeu où mourir devient obligatoire pour comprendre les pièges qui sont semés sur votre route.

Venons-en à la seconde partie du test qui sera consacré au gameplay de Limbo. Au niveau des commandes, ça sera pas compliqué : Se déplacer à gauche/à droite/monter/descendre Sauter/Action. Basta, pas de commandes supplémentaires. Malgré cette simplicité dans les commandes, attendez-vous à être confronté à un jeu extrêmement compliqué où votre matière grise sera énormément sollicitée. Entre les pièges à éviter, les mécanismes à activer, les enchaînements à exécuter dans un timing qui ne pardonne pas le moindre écart, Limbo vous en fera certainement voir de toutes les couleurs. Si quelques énigmes peuvent paraître agaçantes au bout d’une dizaine de tentatives, il ne faut pas désespérer et plutôt voir le mystère sous un autre angle.

Venons au point faible de ce jeu. La durée de vie, comptez 4 heures de jeu maximum pour boucler “l’aventure”. L’absence de scénario peut être considérée comme un point faible malgré que PLAYDEAD doit avoir une bonne raison pour avoir totalement exclu la présence d’une quelconque narration. Malgré ces deux points cités, Limbo n’en demeure pas moins une des plus belles expériences qu’un gamer de cette génération de consoles pourra vivre. A la fois simple, ingénieux, doué d’une ambiance des plus réussies, Limbo plaira à une très grande majorité des joueurs actuels. N’hésitez pas à vous le procurer, il est disponible pour 1200MS Points sur le XBLA, et en tri-pack version boîte en magasin (10€ environ sur zavvi quand je l’ai acheté). Valeur sûre de la scène indépendante.

Petite anecdote sur les différents tests que j’ai pu lire de ce fabuleux jeu. Sur Gamekult, on peut y lire qu’un des points faibles du jeu est sa manière de provoquer la mort pour permettre la progression. Ah parce que c’est pas l’principe d’un jeu vidéo à la base ? Les effets de la casualisation des jeux vidéo se glissent jusqu’à dans les tests de rédacteurs/joueurs soit-disant hardcore. A bon entendeur,

 

Si le test vous a plu, n’hésitez pas à me suivre sur Twitter à ce compte : @gunxblast . Et éventuellement, si le coeur vous en dit, je dispose maintenant d’une page FB exclusivement pour le blog, n’hésitez pas à aimer la page pour avoir accès aux nouveautés du blog directement dans votre TL Facebook ! Voici l’adresse de la page : Gunxblast’s Blog . A la prochaine pour un nouveau test 🙂 !

 

 

Écrit par  Yaniss GunxBlast

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4 comments

Tao 6 août 2012 at 21:57

Je me le suis procuré avec les promos Steam, mais malheureusement pas encore eu l’occasion d’y jouer :/

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GunxBlast 7 août 2012 at 13:02

Le jeu étant fractionné en plusieurs chapitres (à chaque énigme son checkpoint, ou presque), tu peux te permettre de n’y toucher qu’une petite demi-heure à chaque session et d’y revenir à la prochaine session. Le jeu étant très court, il ne te suffira que d’une dizaine de virées sur le jeu pour le boucler 🙂

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Hellcolik 7 novembre 2012 at 08:48

Les décors m’ont ravi au début, avec la forêt mystérieuse, puis la pluie rajoute du cachet, ça donne un côté apocalypse, mais je suis pas sûr d’avoir compris pourquoi le reste du jeu se passe dans un système d’engrenage. Ca révélerait une machinerie plus complexe ? Quelle est-elle ? En même temps j’me rappelle plus des détails, faudra que j’y rejoue à l’occasion.

Belle ambiance en tout cas, un chara design fin, des animations réalistes, des morts…morbides…et un scénario inexistant afin de permettre au joueur de chercher par lui même les indices qui lui permettraient d’avoir sa propre interprétation des faits.

Dispo sur Steam.

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GunxBlast 7 novembre 2012 at 11:27

Rien à rajouter, tu as très bien synthétiser le jeu 😉

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